5 raisons de devenir végane

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi il faudrait devenir végane. Arrêtons nous déjà sur cette question : je vous rassure tout de suite, il ne FAUT pas que vous deveniez végane. Ce qu’il faudrait, en revanche, c’est que nous nous renseignons tous sur les questions importantes qui se posent aujourd’hui sur la cause animale, et que nous fassions nos choix en tant que personne informée. Les médias ne nous donnent pas assez d’information et les politiciens ferment les yeux sur ce qui se passe. Cela concerne les animaux, et à vrai dire, l’humanité entière.

 

Il ne fait plus aucun doute à présent : l’animal est un être doué de sensibilité. Nous en savons beaucoup plus sur les animaux que par le passé. Pourtant, nous leur infligeons des traitements atroces. La vilaine main invisible ne joue pas en la faveur de nos cousins. La loi du marché et le besoin de rendement toujours plus grand vient justifier des pratiques qu’aucun de nous n’ose admettre.

N’avez vous pas le sentiment que l’on cherche à nous voiler les yeux ? Avez-vous peur de connaitre la vérité sur les traitements subis pas les animaux d’élevage ?  Je me renseigne de plus en plus sur ces questions et la réponse apparait clairement : il est nécessaire d’opérer un changement dans nos modes de vie.

Nous n’avons plus aucune idée de ce que nous mangeons et nous nous sommes totalement détachés de ce qui finit dans nos assiettes. Nous ouvrons la bouche et fermons les yeux. Il est temps d’ouvrir les yeux et de regarder le massacre.

 

 

Cet article peut intéresser non seulement les mangeurs de viande qui souhaitent comprendre ce qui se passe dans la tête d’un végane, mais aussi les véganes en herbe ou confirmés qui veulent approfondir leur engagement pour la protection des animaux et de notre environnement.

 

Pourquoi, donc, devenir végane ?

 

Pour ma part, c’est l’instinct de survie qui me dicte ce régime alimentaire. Je m’explique.

Premièrement, j’ai grandi entourée d’animaux : des canards, des poules, des moutons, des chats, des chiens, et même des oiseaux. Ce que j’ai vu chez eux, je l’ai aussi vu chez moi, puis chez tous les gens qui m’entourent. C’est aussi ce qui est en vous, qui êtes en train de lire cet article. C’est l’envie de vivre. Tous les animaux ont ce même instinct : l’instinct de survie. Force de ce constat, je me demande pourquoi j’aurais l’autorité de prendre la vie d’un animal qui veut, comme moi, vivre.

Deuxièmement, et plus égoïstement, je vois que les dommages que nous infligeons à la nature (faune et flore) sont incontrôlables et incontrôlés ! Nous sommes les destructeurs de notre propre planète. Nous sommes assis sur une branche que nous avons beaucoup usée à force de sauter dessus. Nous avons constaté qu’elle était sur le point de céder, et au lieu de faire en sorte de réparer la casse, nous continuons à sauter dessus.

Les raisons qui peuvent nous pousser à devenir végane sont très diverses. Ci-dessous, vous en trouverez 5.

Ce ne sont que quelques raisons qui peuvent nous mener à l’adoption d’un nouveau mode de consommation. Penser qu’elles sont toutes identifiables et indépendantes ne fait que simplifier un aboutissement intellectuel beaucoup plus complexe que cela. Enfin, chez beaucoup d’entre nous, ce seront plusieurs raisons qui nous mèneront au changement.

 1 – Ecologie 

Parlons peu, parlons bien, un hectare de terre peut nourrir 30 véganes. Ce même hectare de terre ne pourra nourrir que 10 mangeurs d’animaux.

Ce ne sera pas un scoop pour vous, nous sommes de plus en plus nombreux. Nous étions 2,5 milliards d’habitants au milieu du XXe siècle. En 2016, nous sommes plus de 7 milliards. Or le nombre de terres cultivables n’a que très peu augmenté.

Nous sommes donc contraints de cultiver encore et encore une terre qui devrait se reposer. Nous l’épuisons. Elle n’a plus aucun nutriment. Comment étendre les territoires arables ? Nous nous en prenons à la forêt pour cultiver toujours plus. Nous nions l’importance des arbres, nous chassons des espèces parfois menacées. Nous tuons la nature et les animaux pour en engraisser d’autres qui finiront dans nos assiettes.

 

2 – Souci du bien être animal

 Nous nous soucions de certains et en négligeons d’autres. Soyons cohérents.

La science d’aujourd’hui nous permet de savoir que les animaux ressentent la douleur. Franz-Olivier Giesbert a titré son livre : l’animal est une personne. Il a raison. L’animal est une personne, intelligente. De nombreuses expériences montrent que les animaux ressentent la douleur, qu’ils évitent les situations qui peuvent leur en procurer, qu’ils ressentent l’empathie et qu’ils sont capables de se projeter a court terme. C’est sans compter toutes les subtilités que nous ne connaissons pas encore.

 Avec ces connaissances comment pouvons-nous justifier nos comportements ? Leur douleur et leur vie vaut-elle moins que la notre ? J’irai même plus loin, car notre vie ne dépend plus de l’alimentation à base de viande. Nous ne sommes pas au sommet d’une montagne glacée ou la seule option pour survivre est de tuer un animal. L’industrie et le commerce actuels nous permettent de nous procurer tout ce dont nous avons besoin. Des lors, pourquoi tuer des animaux pour un simple plaisir gustatif ? Leur vie vaut-elle d’être sacrifiée pour si peu ? Les cuisines végétarienne et végétalienne sont pleines de saveurs, pleines de textures différentes.

 

 

3 – Philosophie et morale

 Certains vont pousser le raisonnement un peu plus loin et vont se demander en quoi leur vie vaut plus que celle d’un autre ? Plus grave encore, la véritable question est : la vie d’un animal vaut-elle plus que les 5 minutes de plaisir que je vais ressentir en engloutissant mon morceau d’animal mort ?  

Comme je le disais plus haut, grâce aux moyens que nous avons aujourd’hui, nous savons à quel point l’animal non-humain est intelligent. Il souffre, il ressent du stress, il ressent la peur et a envie de vivre. Pour beaucoup d’espèces, nous sommes en mesure de dire qu’ils ont conscience d’eux-mêmes. Des tas d’expériences l’ont démontré. Je me m’attarderai pas sur le sujet. Vous trouverez sur internet tout sur les animaux qui se reconnaissent dans un miroir, les singes qui préfèrent s’affamer plutôt que faire souffrir leur confrère, un éléphant qui libère un troupeau d’antilopes …

 

4- Economie et politique

Les lobbies de la viande sont puissants et font taire les politiciens qui font taire les médias.

Les lobbies nous disent que nous avons besoin de protéines animales, nous avons besoin de produits laitiers…. etc etc. Bref, selon eux nous avons besoin de tuer des animaux.

Or, nombreux sont les nutritionnistes qui confirment que nous n’avons pas besoin de viande pour être en bonne santé.

Il faut souligner un point très important : les français, même non musulmans, mangent de la viande halal. Les français, même non juifs, mangent de la viande casher. Le tout sans le savoir. le problème : les consommateurs ont un droit face aux industriels, c’est celui d’être informés.

 

Viande halal et viande casher : l’animal est égorgé sans étourdissement préalable (ce que requiert la règlementation classique). Ils sont placés dans une sorte de tonneau qui va se retourner pour que l’animal ait la tête en bas. On lui tranche la gorge et on attend que l’animal se vide de son sang, s’il a de la chance. S’il n’en a pas, il est remis tête a l’endroit avant d’avoir été complètement vidé de son sang. Autant dire que cela rallonge son agonie.

Ainsi, un boeuf peut agoniser pendant 15 minutes avant de trouver la mort. Pour économiser du temps, on peut même commencer a les déchiqueter avant qu’il soit mort. Les abattoirs respectueux, si je peux employer ce terme, existent en France, mais ils se font trop rares.

Ces pratiques abominables sont faites en toute impunité. Bref, il est temps que les politiciens et les médias assument leur responsabilité et renseignent les consommateurs.

 

5 – Santé

Comme je l’ai décrit plus haut, les animaux sont tués dans des conditions atroces. C’est déjà quelque chose de tuer un animal, mais nous ne sommes même pas en mesure de le faire dans des conditions qui respectent la dignité et le bien être de l’animal. Imaginez-vous dans un de ces tonneaux métalliques, qui vous retourne à 180 degrés. Je ne vais pas aller dans le détail, mais autant vous dire que ces conditions de stress de l’animal – que ce soit pendant l’élevage ou l’abattage – contribue à une très mauvaise qualité de viande.

Pour l’abattage d’élevage bio, un processus spécifique est mis en place. Les bêtes provenant des abattages bio sont mises en début de ligne. Ainsi, ils n’entendent pas et ne voient pas la souffrance de leurs confrères avant d’être abattus. Ils évitent beaucoup de stress. Pour tous les autres, on fait comme on peut, tant qu’on peut maximiser le rendement.

Le stress de l’animal se traduit par la sécrétion de l’hormone du stress (cortisol), que l’on retrouve dans la viande et qui a des effets néfastes pour la santé des consommateurs. On trouvera beaucoup plus de cortisol dans une viande si l’animal a été élevé et tué dans des conditions de stress. C’est le cas pour la majorité des produits que nous trouvons actuellement en distribution, et surtout pour le halal et casher qui se retrouve dans les assiettes de tous les français musulmans, juifs, chrétiens, athées et tous les autres. Cette hormone, à trop forte dose, pourra contribuer à de nombreuses maladies (ostéoporose, AVC, cholestérol, rétention d’eau et j’en passe).

Il est temps que nous sachions la vérité. Internet est une merveille de notre siècle pour cela. Renseignons nous nous-mêmes si les médias de France ne sont pas là pour le faire !

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