Le danger des substituts de repas

Les substituts de repas avaient une destinée héroïque… mais voilà que leur utilisation contemporaine les transforme en danger ! À l’origine, les substituts de repas sous forme de barre, souvent, étaient destinés aux personnes souffrantes, n’ayant pas la capacité à s’alimenter correctement.

Aujourd’hui, on vous vend les substituts de repas au rayon diététique des super-marchés…. ces rayons fourre tout ce qu’on ne peut pas mettre ailleurs et qui sont plus des vitrines marketting qu’un véritable service pour notre santé. Je suis un peu dure, me direz vous… mais je n’en pense pas moins.

Au delà de l’indignation, revenons à la raison et mettons à nu ces barres miracles.

Les effets sur le corps et le mental

On entretient notre envie de sucre

Si vous souhaitez perdre du poids, de manière durable, alors il est nécessaire de faire un travail que très peu de personnes sont prêtes à faire. Il faut d’abord aborder son amour pour le sucre, son addiction pour le pain blanc ou autres. En consommant ces substituts, nous ne faisons qu’entretenir cette envie, voire nous l’aggravons, en habituant notre corps à manger sucré même en plat principal.

C’est une étape très difficile pour beaucoup, c’est d’ailleurs pour cela que souvent, une personne qui entreprend un régime alimentaire pour maigrir finit par abandonner. Sans bases solides et sans relation saine avec l’alimentation, impossible de continuer.

On compense la monotonie

Combien de temps pensez-vous pouvoir tenir en mangeant la même barre tous les midis ? Cette monotonie finira par avoir raison de vous, et vous en paierez les conséquences … la frustration nous coûte très cher. Les premiers kilos en moins sont un argument pour continuer, mais à quel prix ? Votre santé est elle aussi en jeu comme nous le verrons plus bas.

On endort notre métabolisme

Pour toute personne souffrant d’obésité grave, les substituts peuvent avoir des effets positifs, puisqu’il faut agir vite. C’est un cas qui reste cependant exceptionnel et qui ne concerne pas toutes les personnes qui consomment ces barres.

Notre métabolisme devient paresseux, puis notre corps commence à s’inquiéter du manque de nutriments… et il stocke !

Leur composition

Regardons les composants de ces produits. Je me concentre ici sur les barres.

Il est temps de mettre la lumière sur toutes ces promesses d’une ligne de rêve que l’on nous fait. Depuis quand manger des barres de glucose/fructose/isolats de protéines/E134/E45/ et des E à ne plus savoir écrire… plutôt qu’une salade riche en couleurs est bon pour notre santé ? Depuis quand cette pratique peut-elle être classée dans la catégorie “diététique” ?

  • Glucose/fructose : LE sucre qui vous donne un bon pic d’insuline, celui qui passe rapidement dans le sang. Oui, oui, consommé avec des protéines, c’est mieux. Vous pouvez aussi trouver l’original fructooligosaccharides… à vos souhaits. Les fructooligosaccharides se trouvent naturellement dans notre alimentation et n’ont rien d’alarmant (ils sont même prébiotiques et peuvent prévenir le mauvais cholestérol – ail, chicorée…). MAIS des recherches viennent montrer qu’à trop forte dose, ces fructooligosaccharides ont des effets très néfastes sur nos intestins : ballonnements, crampes, aggravation du syndrome de l’intestin irritable. Le poison est dans la dose, mais à partir du moment où ce composant est chimiquement ajouté à un produit alimentaire, ne devrions nous pas se dire : méfiance ?

  • Protéines de lait : Les protéines isolées du lait ont comme les produits laitiers, à forte dose, un effet inflammatoire sur le corps. Ce produit industriel à la composition nutritionnelle anormale n’entre pas dans un régime sain. C’est un fait. Au risque de vous ennuyer, je me permets une parenthèse sur ce qu’est le lait :

Le lait de vache est tout simplement du sang de vache filtré (rien de dégoutant ici, il en est de même pour le lait maternel, notre salive… et j’en passe). Seulement, ce sang filtré contient encore tous les composants du système immunitaire de la vache ainsi que ses hormones… celles qui permettront à son veau de grandir. Même si les études ne sont pas encore assez conclusives, beaucoup viennent mettre en exergue que les produits laitiers ont des effets inflammatoires sur le corps. Ces inflammations causent des réactions immunitaires qui peuvent parfois déraper.

  • Protéines de soja : Quand on pense au soja… on pense aux hormones. On nous a souvent dit que le soja pouvait perturber les hormones, surtout chez la femme. Nous n’entrerons pas dans ce débat. Ce qu’il faut savoir cependant, c’est que le soja contient bel et bien de l’isoflavone, une hormone présente naturellement chez les femmes. Certains produits industriels à base de soja peuvent contenir 6 fois plus de cette hormone que la normale chez l’humain. Les effets sont encore à établir de manière certaine. Mais si l’on ajoute ce potentiel danger à celui que présente la sur-consommation de protéines… ça commence à faire beaucoup de choses… Cela ne donnerait pas envie de revenir à des choses plus naturelles ? *Nous n’entrons pas ici dans le débat – soja bien ou pas – car toutes mes lectures me laissent à penser que davantage de recherches sont nécessaires avant de trouver des conclusions convaincantes. Cependant j’aimerais faire un point très rapide avec vous sur la sur-consommation de protéines.

Les protéines font partie d’un régime équilibré. Contrairement au glucose, que notre corps stocke dans les muscles ou transforme aisément en graisses s’il en a trop, les protéines ne sont pas transformées si facilement. Notre corps n’a pas de réserves de protéines comme il a des réserves de glucose ou de graisses. Il faut donc transformer la protéine en glucose. Pour qu’une protéine se transforme en glucose, il faut lui retirer un composant. Cela se fait dans notre intestin, les bactéries font leur travaille et se retrouvent alors avec de l’ammoniac sur les bras. Ne sachant pas quoi en faire, direction la poubelle (le foie) pour recyclage. Notre foie ne sachant pas non plus quoi en faire l’évacue par l’urine. Trop de protéines = trop de travaille pour notre foie = danger.

  • Huile de palme : Hydrogéné, cette huile est très dangereuse pour la santé pour des raisons que nous n’évoquerons pas ici tant le sujet a été abordé. Non-hydrogénée, elle équivaut peu ou prou à d’autres huiles. Cependant, l’huile de palme n’a rien d’écologique et sa récolte engendre bien des ravages sur l’écologie. La récolte entraîne non seulement négation des droits de l’homme : des tribus sont chassées (comme au temps des colons d’Amérique), mais aussi cruauté animale, puisqu’il faut chasser les habitants, quels qu’ils soient, pour planter nos jolies graines et régaler toute la famille.

 

  • Vitamines et minéraux : ces composants ne sont pas naturels, ce sont des vitamines et minéraux créés en laboratoire. Beaucoup d’études suggèrent que notre corps ne peut pas les absorber. Prenons l’exemple du calcium, qui est isolé d’une pierre. Notre corps ne sait pas quoi en faire. La conséquence ? La calcification de nos artères (elles deviennent plus dures et plus fines).

Notre nourriture devrait être notre cure…

Conclusion rapide

Mangez des fruits, mangez des légumes, inspirez vous des recettes présentes sur ce blog, dans mes guides, ou sur d’autres blogs très inspirants. Faites vous plaisir de temps en temps et testez sur votre corps, différents changements, en douceur. Evidemment je suis là si vous avez des questions !

 

 

2 thoughts on “Le danger des substituts de repas

  1. Pourquoi faire de substituts de repas un quotidien quand il est existe de si beaux et bons aliments !
    Merci pour cet article plein de bon sens <3

  2. Merci beaucoup pour cet article !! Moi qui ait consommé un court moment ce genre de substitut et arrêté parce que je n’avais pas vraiment confiance, je suis heureuse d’avoir suivi mon instinct ! Même si la vie est parfois une course effrénée, j’essaie de prendre le temps de me cuisiner mes repas chaque soir pour le lendemain. C’est un moment de plaisir, de création et de détente. Et je mange plus sainement <3

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