Les graisses saturées – Nous ont-ils menti ? Comment les français auraient pu changer la donne.

Les graisses saturées sont votre ennemi (?)

Nous l’avons tous entendu : attention aux graisses saturées et au cholestérol. Les scientifiques, nutritionnistes et médecins semblent tous d’accord sur la question, et le consommateur repose donc toute sa confiance sur ce qu’il entend. Dès lors, nous cherchons tous à limiter notre consommation en matières grasses en sélectionnant des yaourts et boissons sans MG.

Cette mode du “light” a commencé aux États-Unis dans les années 60 et s’est gentiment installée en France. Pourtant, si nous regardons les chiffres sur l’obésité, nous notons qu’elle est en hausse, et que les maladies du coeur et le diabète sont en hausse constante. En effet, 6% des britanniques étaient obèses dans les années 80. Aujourd’hui, la population adulte obèse ou en surpoids représente plus de 25% de la population totale. En France, la proportion des personnes obèses est passée de 8.5% à 14,5% entre 1997 et 2009.

Nous mangeons moins gras et nous sommes plus gras. Il reste donc un autre point qui fait défaut, un autre élément que nous n’avons pas pris en compte… mais lequel ?

Le scientifique ridiculisé, une vérité qui dérange ?

En étudiant la nutrition, le nom de John Yudkin a été mentionné très (trop) brièvement. Ce nutritionniste Anglais est passé de leader à un homme mis de côté après avoir été ridiculisé par ses compères, après avoir émis une théorie fort dérangeante.

Qu’avait osé dire ce Jon Yudkin ? Il a émis la théorie que les graisses saturées n’étaient pas le véritable danger, et a pointé le doigts vers le sucre. Les expériences qu’il avait menées en laboratoires sur animaux et humains laissaient voir une forte corrélation entre les maladies du coeur et la consommation de sucre. Le malheureux ne savait pas que cette théorie allait à l’encontre de celle d’un autre nutritionniste éminent, Ancel Keys.

Une étude de ce dernier avait été mentionnée par le Président américain Eisenhower lui-même, après qu’il a subi une crise cardiaque. Keys pointe le doigt sur les graisses saturées et non sur le sucre. Les propositions de Yudkin allaient donc à l’encontre des siennes et risquaient de porter atteinte à sa crédibilité. Prenez l’égo sur-dimensionné d’un homme, un désaccord et un risque de réputation et nous y voilà, 50 ans plus tard, à diaboliser le gras sans se soucier du reste.

Et les français dans l’histoire ?

Ah, vous l’attendiez cette petite histoire. Non non, je vous assure que ce n’était pas qu’un titre aguicheur… même si je dois vous avouer que j’espérais retenir votre attention avec ce titre pour que vous vous intéressiez à ce sujet. J’essaye de prendre soin de vous !

Afin d’assurer son autorité dans le domaine de la nutrition Keys s’est laissé tenter à des jeux d’influence, un véritable loup politique, et il a aussi tout fait pour avoir un maximum de preuves pour fonder sa théorie. Il y a mis les moyens et a décidé de mener une étude de grande ampleur. Pour cela, il a choisi 7 pays et ses petites mains ont mené des recherches sur les données de ces 7 pays : régime alimentaire, mode de vie, santé des adultes. Cela a duré 6 ans… et les 7 pays choisis étaient l’Italie, la Grèce, la Yougoslavie, la Finlande, les Pays-Bas, le Japon et les États-Unis d’Amérique.

Avec ces données, il a pu établir une corrélation entre la consommation de graisses saturées et les maladies du coeur. Cependant, cette étude et ses résultats peuvent être remis en question sur de nombreux points. En effet, la méthode utilisée – recherche et observation de modes de comportement – n’était pas adaptée au type de recherche. Je n’irai pas vous ennuyer avec les détails, qui sont si pointilleux que certains points m’échappent aussi. De plus, et c’est le point que vous attendiez tous, les pays semblent avoir été sélectionnés arbitrairement et volontairement.

La France est réputée pour consommer des produits gras, nous aimons notre beurre, nos croissants et nos pâtisseries. Pourtant, les résultats sur la France auraient certainement mené à lier la consommation de sucre aux maladies du coeur. Les français ont été mis de côté car les résultats auraient, certainement, contredit ce que Keys cherchait à établir.

Il est évident que si l’on mène des recherches en ayant déjà en tête ce que l’on veut trouver, le résultat risque d’être biaisé. Le plus choquant est que si l’on regarde les résultats de plus près, il y a bien un lien qui peut être établi entre la consommation de sucre et les maladies du coeur.

La France est l’un des pays qui consomme le plus de graisses saturées, avec, pourtant, des chiffres parmi les plus bas en termes de maladies du coeur. L’Ukraine est le pays qui consomme le moins de graisses saturées et qui a le taux de maladies du coeur le plus élevé…. Il y a un moment où les chiffres parlent, tout de même !

Conclusion

Je ne vais pas encore au bout du raisonnement, ce petit article était simplement un moyen pour moi de vous parler d’un sujet qui me tenait à coeur. Cela rejoint ce que je vous disais ce matin sur Instagram. L’excès est le véritable danger, dans un sens ou dans un autre. Je vous parlerai plus en détail de tout cela dans un prochain article 😉

Nous voyons des régimes high fat low carb (HCLF) et des régimes paleo (le contraire), qui prônent tous une solution à nos problèmes. Pourtant, les français ont une très bonne réputation quand il s’agit du régime alimentaire et de leur mode de vie. Je vous assure ! Combien de fois on m’a dit : toi, tu es française, comment tu fais pour être si mince alors que tu manges du fromage, du beurre, des croissants, etc… C’est tellement gras !

Peut-être que la réponse est dans la question. Tout, dans la modération, qu’on soit vegan, végétalien, carnivore, végétarien ou autre, les données scientifiques dans le domaine de la nutrition sont toujours en changement. Il est parfois difficile de s’ouvrir à ces données car nous nous trouvons alors contredits sur des choses en lesquelles nous croyions fort.

Le tout, c’est de toujours penser à être dans la remise en question quand on lit quelque chose. Voyez vous, John Yudkin ne s’est pas fait entendre tout simplement parce qu’il ne faisait pas le poids face au charisme et à la personnalité de Ancel Keys. Dommage, cela aurait évité bien des catastrophes sanitaires.

Pour la petite histoire, Eisenhower avait arrêté de consommer des produits gras et a fini par mourrir d’une crise cardiaque….

Comment la qualité de notre flore intestinale influence notre quotidien

Nous entendons parler de la flore intestinale depuis… très longtemps. Il semblerait que nous ne mesurions que depuis récemment l’impact que cette flore intestinale peut avoir sur notre quotidien : digestion, carences, humeur, maladies, concentration…

Nous avons des trillions de bactéries qui vivent dans notre intestin. Une expression dit “nous sommes ce que nous mangeons”… mais si on regarde de plus près il semblerait que nous sommes ce que les bactéries qui vivent en nous mangent. Ces bactéries forment ce que l’on appelle le microbiote, elles vivent dans notre intestin qui est leur univers, on pourra l’appeler microbiome. Plus vous lirez sur le sujet et plus vous verrez que ces deux termes sont utilisés sans distinction… mais autant clarifier les termes 😉

Ces bactéries sont si nombreuses que, une fois regroupées, elles pèsent plus lourd qu’un cerveau humain…

Nous allons voir en quoi ces bactéries peuvent influer sur notre humeur, sur notre système immunitaire et sur notre digestion.

Ce sujet mérite qu’on écrive tout un livre, voire plusieurs. D’ailleurs, si vous êtes curieux, je vous recommande de lire “le charme discret de l’intestin” de Giulia Enders, un livre fascinant !

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Les bactéries dictent nos humeurs

Nous avons toujours aimé nous distinguer des autres animaux en revendiquant que nous avons un esprit, une conscience et des émotions. C’est bien vrai, mais il semblerait que nous ne soyons pas seul maître à bord.

De plus en plus d’études viennent relier notre microbiote à des maladies telles que la dépression. Les bactéries ne sont pas la seule cause de dépression, mais des scientifiques ont pu constater que certains patients souffrant de dépression nerveuse avaient en fait un microbiote peu diversifiée… Il semblerait donc que plus notre microbiote est diversifié, mieux nous nous portons.

Peut-être que l’expression “être pris par les tripes” n’est pas si innocente. Mais comment ces toutes petites bactéries peuvent-elles affecter notre cerveau ?!

Regardons le nerf vagal (c’est le nerf le plus long du corps !). C’est l’autoroute qui va de notre intestin vers notre cerveau, dans laquelle circule toutes sortes d’informations. Les informations passent dans les deux sens, et elles déterminent notre développement neuronal dès notre conception.

Le nerf vagal trouve son origine dans notre paroi intestinale et va jusqu’au cerveau.

Des tests ont été réalisés sur des souris (je sais…). On a comparé des souris nées dans une atmosphère totalement stérile (donc sans microbiote) et des souris “normales”. Leurs réactions aux situations de stress étaient totalement différentes. Les souris qui avaient un microbiote “normal” ou existant avaient des réactions mesurées.

On note que la présence de la bactérie appelée lactobacillus rhamnosus joue un rôle important. Les souris traitées avec cette bactérie montraient moins de symptômes de dépression que celles qui en étaient dépourvues.

Des études similaires ont été menées sur des êtres humains avec les mêmes résultats.

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Les bactéries affectent notre poids

Vous vous êtes toujours demandé pourquoi votre amie pouvait manger 1 salade et prendre du poids pendant que vous siphonnez les pots de Ben & Jerrys en toute impunité ? Ou inversement ? Il se pourrait que la réponse réside à l’intérieur… et non ce n’est pas maître Yoda qui le dit, c’est la science !

Les bactéries qui peuplent notre intestin affectent la façon dont nous métabolisons les aliments. Nous n’avons pas tous le même microbiote, et nous n’avons donc pas la même réaction face à une alimentation similaire. C’est aussi pour cela que j’insiste tout le temps sur insta : ne nous comparons pas aux autres !!!

Une étude dans le même goût que celle concernant le microbiote et la dépression a été conduite sur des souris (de la même espèce). Elles ont toutes été nourries de la même façon et il s’est avéré que ces souris identiques au régime identiqus n’avaient pas les mêmes effets concernant la prise de poids. Certaines prenaient plus de poids que d’autres.

D’ailleurs, depuis cette trouvaille certaines expériences assez avant-gardistes ont été menées sur les humains : la transplantation de microbiote fécal, afin d’aider certains individus atteints d’obésité. Voici le résultat d’une transplantation qui a un peu trop bien marché :

Une mère atteinte d’une infection et d’inflammation de l’intestin a subi une transplantation, la matière fécale provenant de sa fille, qui elle n’était pas affectée par cette condition. L’expérience a fonctionné, mais pas comme recherché. La mère est par la suite (premiers signes 18 mois après) devenue obèse… il s’est avéré que sa fille portait en fait cette prédisposition à l’obésité, qui ne s’était pas encore manifestée chez sa fille adolescente.

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Les bactéries affectent notre système immunitaire

C’est encore avec des souris que des expériences ont été menées pour conclure que les souris nées dans une atmosphère stérile avaient un système immunitaire faible en comparaison avec les souris “normales”. Il existe des bactéries qui causent des infections, mais beaucoup d’entre elles sont au contraire bénéfiques. Pensez-y la prochaine fois que vous mettez du gel anti-bactérien sur vos mains… vous tuez aussi toutes les gentilles bactéries qui sont là pour vous protégez 😉

Essayons de faire simple… des chercheurs ont trouvé qu’un type de bactérie (plutôt une partie de ces bactéries) une fois exposées à un type de cellule immunitaire, provoquaient une démultiplication de ces dernières. C’est positif, plus on en a plus notre système immunitaire est efficace.

Il semblerait donc qu’il soit possible d’extraire ces bactéries et les offrir aux personnes âgées ou nourrissons dont le système immunitaire est faible.


Nous n’avons pas encore fini de découvrir les merveilles que peuvent faire ces bactéries, mais les choses s’annoncent vraiment bien, vous ne trouvez pas ? J’espère que vous aurez trouvé le sujet aussi fascinant que moi 😉


Références :

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166223613000088

http://www.cell.com/cell-reports/fulltext/S2211-1247(17)30751-9

https://www.cell.com/cell-reports/fulltext/S2211-1247(17)30853-7

http://journals.lww.com/psychosomaticmedicine/Abstract/publishahead/Brain_structure_and_response_to_emotional_stimuli.98803.aspx

Le Charme Discret de l’Intestin, Giulia Enders

Les aliments à calories négatives – mythe ou réalité ?

Avez-vous déjà entendu parler des calories négatives ? C’est cette idée originale qu’il y a des aliments qui, après digestion, nous coûtent des calories au lieu d’en apporter. L’idée derrière ce postulat est que l’énergie employée pour digérer l’ingrédient est supérieure à celle que nous apporte l’ingrédient en lui-même. Mathématiquement, c’est tout à fait valable mais, c’est une simplification

Photo issue du guide 5 jours pour rayonner

En effet si vous mangez un concombre, il y a des chances pour que votre corps brûle toutes les calories qu’il vous a apporté en le digérant… mais qui peut se contenter d’un concombre tout en restant en bonne santé ? Pour les personnes en surpoids, augmenter la dose de fruits et légumes est un excellent moyen de retrouver un poids normal, mais pour une personne dont le poids est moyen, il est inutile de se focaliser sur cela…

Même s’il est vrai que ces calories seront certainement brûlées, notre métabolisme joue un rôle très important et nous n’avons pas tous le même ! Certaines personnes seront plus à même de brûler des calories (cela se passe dans les intestins, les petites bactéries qui le peuplent déterminant les règles du jeu !).

Photo issue du Guide 5 jours pour rayonner

Notons surtout que les aliments aussi simples que le concombre, le céleri, ne demandent pas beaucoup d’énergie pour leur digestion, en comparaison à des aliments plus complets, et plus riches en protéines notamment (pois chiches, amandes, cacahuètes, pain, etc). En plus, c’est en mangeant constamment les mêmes ingrédients que l’on rend notre métabolisme paresseux et que l’on prend le risque par la suite de prendre du poids !

Si vous êtes en bonne santé alors continuez à manger varié, à vous faire plaisir ! Les calories sont un indicateur parmi tant d’autres et sont souvent traitres… mais ça, c’est un autre sujet que nous aborderons une prochaine fois 😉

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Journée ensemble – Du yoga, de la cuisine, de la diététique et surtout, de la gourmandise

Qui veut cuisiner, prendre un thé, faire du yoga et manger plein de gourmandises avec Rabia et moi ???

Les ateliers marchent du tonnerre !

Comme vous l’avez peut-être vu sur Instagram, Rabia (@lalignegourmande) m’a proposé de participer avec elle à des ateliers coaching et cuisine. Pour notre premier atelier, je me suis chargée d’expliquer aux participantes comment se mettre à une meilleure alimentation. Rabia a apporté ses précieux conseils pratiques pour lier théorie et pratique. Nous avons beaucoup échangé, Rabia est une véritable source de bonnes astuces. Ensuite, nous avons réalisé des energy balls. Tout le monde a mis la main à la pâte (littéralement) et est reparti avec sa préparation et un goodie bag super fourni (dont 1 livre offert) !!

On va plus loin !

Au vu du succès de nos ateliers, nous allons maintenant plus loin puisque c’est une journée entière que nous pouvons passer ensemble. Pour cela, Rabia nous ouvre ses portes. Je vous laisse découvrir le contenu de cette journée avec nous. J’espère vous y voir. Pour réserver c’est ici.

Dimanche 11/02 de 10h à 17h

Ce sera l’occasion de vous immerger dans son univers mais surtout de vous expliquer de quelle manière nous appréhendons toutes les deux une vie saine.

Au programme ? Des ateliers de cuisine, des cours de diététique, du yoga et du papotage !

Le matin :

– Accueil avec thé, café et gourmandises

– Notre vision d’une vie saine

– Les incontournables d’un placard pour une alimentation saine : présentation des produits et conseils d’utilisation

– Comment préparer des repas à la fois simples, gourmands et complets

– Préparation du déjeuner / Déjeuner (dans le jardin si le temps est clément)

L’après midi :

– Pause thé / café

– Ateliers cuisine : Préparation d’une brioche & tarte au chocolat

– Séance yoga

– Goûter

La journée se passera chez Rabia, prés de Meaux, afin de pouvoir profiter à la fois de la maison et de son jardin si le temps nous le permet. La gare de Meaux est à 25 min de la garde de l’est. Elle passera vous prendre à la garde de Meaux !

Vite vite réservez votre place ! Les quantités sont limitées 😉

J’ai hâte de vous rencontrer <3

Réponses à vos questions – vidéo

Enfin ! La voici, la vidéo de réponse aux questions que vous m’aviez posées sur instagram. J’aborde des sujets très variés que je résume ci-dessous .

20 sec : Anaïs – Sur ce que j’entreprends
50 sec : Mélissa – On prend exemple les uns sur les autres
1min25 : Mathilde – Ibtissam – Les bienfaits de ma pratique de yoga
3min : Manon – Rester Motivé
4min40 : Karine – Manger sain, sans gluten, vegan et poids
7min20 : Mathilde – Pourquoi vegan, pourquoi changement de carrière et quel est mon rêve ?
9min40 : Justine – Faire son propre programme de sport et fréquence d’entraînement
10min30 : Équipe WeeRun – Yoga ou HIIT ?
10min45 : Marie – Le sport quand on ne peut pas courir
11min05 : Alicia – Bien pratiquer quand on est débutant et bien se nourrir

Faut-il vraiment arrêter de manger du gluten ?

Avant propos

Vous me demandez souvent si je recommande d’arrêter le gluten. Avec cet article, j’espère répondre à cette interrogation qui se fait de plus en plus pressante. Si vous êtes porteur de la maladie coeliac, alors vous connaissez la réponse à cette question : il faut arrêter. Mais pour les autres ? Si un ami, un jour, vous a dit autour d’une bière que le gluten, c’est mauvais… méfiance. Tout d’abord parce qu’il est peut être sous l’influence de l’alcool, ensuite parce qu’il boit… du gluten !

Petite clarification

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, le gluten est un ensemble de protéines qui se trouvent dans certaines céréales : le blé, l’orge, l’avoine (parfois), le seigle. Les personnes atteintes de maladie coeliac ne peuvent pas en manger sans être très malades. Leur intestin reconnaît alors le gluten comme un ennemi, une menace, et a une réponse immédiate. Il érige une barrière pour ne pas le laisser passer au travers de l’intestin comme le font les autres nutriments. Sauf que cette barrière ne fait pas très bien la différence entre gluten et autres nutriments comme les vitamines et les minéraux.

Récemment, une autre notion est arrivée sur la scène du bien manger, et elle est constamment sous les projecteurs. Il s’agit de la sensibilité au gluten. Baliverne ou fait réel ? C’est une vrai question qui se pose et le débat semble perdurer. Ici je tente de voir avec vous s’il est vraiment nécessaire d’arrêter de manger du gluten.

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Sans gluten ≠ sain

Manger sans gluten ne signifie pas manger sainement. C’est même souvent le contraire ! Il vous suffit de regarder la composition des produits industriels sans gluten. Ces produits sont souvent riches en ingrédients chimiques, ou sont plus gras que leur homologue avec gluten. Pourquoi ? Parce que le gluten est une protéine qui a un pouvoir liant assez fort. D’où le pain moelleux avec un mie bien aérée, les brioches presque élastiques… Bref, nous y reviendrons tout à l’heure.

Le “sans gluten” est au “avec gluten” ce que la Bretagne est aux Maldives… C’est cool mais, vraiment, ce n’est pas pareil. Je taquine les fans de Bretagne bien sûr, mais vous comprenez l’idée ? Si vous avez déjà fait des gateaux sans gluten alors vous savez que ce n’est pas pareil, que le gateau est plus friable, qu’il est plus sec, qu’il lève moins… un peu comme les algues dans l’eau, les averse inopinées et les températures pas si chaudes de la Bretagne.

Pour pallier à tout cela, les industriels sont obligés  décident de rajouter des produits pour créer un effet moelleux, moins sec ou moins friable. Allons-y gaiement sur le surplus d’huile (et de palme c’est moins cher s’il vous plait), sur la gomme de xanthan, les protéines de lait ou encore les oeufs (qui ne sont pas souvent des oeufs de qualité).

Enfin, et pas des moindres, les farines sans gluten ont souvent un indice glycémique beaucoup plus élevé (riz, maïs…).

Le sans gluten n’est peut être pas celui que vous pensiez. Maintenant, nous allons voir si vous avez raison d’en manger moins.

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Gluten ≠ poison

Comme je vous l’expliquais donc, le gluten est une protéine, ou plutôt un ensemble de protéines qui ont un effet très intéressant pour la cuisine puisqu’elles permettent de lier efficacement les préparations. Si vous avez déjà fait l’expérience, les pâtes à pain, à gateaux ou autres, qui sont réalisées avec de la farine de blé, sont élastiques et malléables. En revanche, les pâtes à base de farines sans gluten sont… comment dire ? Impraticables ? J’exagère un peu car le bon dosage de différentes farines peut aider à obtenir des résultats satisfaisants. Cependant, le résultat ne sera jamais aussi satisfaisant qu’avec de la farine de blé ou de seigle.

Ces protéines sont-elles un poison pour nous ? Oui pour ceux qui ont la maladie coeliac… Non pour les autres ! En tout cas, pas au départ. Notre corps peut l’assimiler. La sensibilité au gluten est une nouvelle “condition” que l’on a découverte récemment. Et c’est là que tout le débat commence. D’un côté, vous avez les sceptiques, réticents à reconnaître que la sensibilité au gluten est quelque chose autre qu’un nocebo (en gros, c’est dans la tête). De l’autre, les défenseurs de la sensibilité au gluten qui, soit en souffrent soit on les éléments scientifiques pour appuyer son existence.

Sensibilité au gluten ≠ maladie ?

C’est une question qui se pose légitimement. Lorsqu’on arrête de manger du gluten, on arrête automatiquement la malbouffe (burgers, pizzas, frites (elles contiennent du gluten car roulées dans la farine), gateaux industriels, céréales enrichies en sucre…). Ensuite, les aliments riches en gluten se trouvent aussi être ceux qui sont riches en certains glucides qui fermentent dans l’intestin (les FODMAPs).

En outre, les symptômes avancés : ballonnements, diarrhées, constipations, crampes… sont aussi les symptômes de troubles intestinaux. Comment savoir de manière certaine si nous avons cette sensibilité. La science nous permet de détecter la maladie coeliac mais nous permet-elle de mettre le doigt sur cette fameuse sensibilité ? Il existe des tests mais leur efficacité est souvent réfutée.

Une chose est sûre, n’arrêtez pas si vous n’avez pas la maladie coeliac. Si vous voulez tester le sans gluten, alors faites le intelligemment en vous assurant de manger des céréales complètes qui ne contiennent pas de gluten (riz, avoine sans gluten, sarrasin, quinoa…).

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Gluten ≠ malbouffe

Vous allez penser que je me contredis puisque plus haut je vous dis que si l’on arrête le gluten on arrête la malbouffe. Malbouffe souvent = gluten mais l’inverse n’est pas vrai. Le pain complet est très bon pour la santé et rien ne nous dit qu’il faut arrêter. Au contraire, les céréales complètes sont bonnes pour nous. Manger moins de gluten peut signifier manger moins de céréales complètes.

Cependant, méfiance ! Je vous parlais plus haut de pain élastique. Je vous parle de ces baguettes industrielles, vraiment pas appétissantes, d’une couleur dorée et avec des petits points sur le dessous. Vous pouvez les plier en deux sans qu’elles ne cassent. Pourquoi ? C’est le point le plus important de l’article. Les industriels s’amusent à ajouter du gluten, à l’état pur, dans leurs préparations, pour encore plus de moelleux. Il vous suffit de regarder à l’arrière de certains emballages, vous trouverez alors qu’il y a du gluten ajouté, en plus de la farine.

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La réponse, alors ?

Ma réponse n’est pas tranchée à 100%. Je suis de l’avis qu’il existe cette fameuse sensibilité au gluten, au delà de la maladie coeliac. Si vous faites partie des chanceux qui peuvent manger du gluten sans être malades et avoir mal partout, alors ne vous privez pas. Les aliments riches en gluten sont aussi, souvent, riches en d’autres nutriments qui nous sont essentiels.

À Londres, j’ai fait un test dans un centre spécialisé sur les sensibilités et allergies alimentaires. Le résultat était clair : hypersensibilité au blé et au gluten plus généralement. Quelle mauvaise journée ce fut. Il fallait à présent que je me force à lire les emballages, que je me force à ne plus manger de pain… pire, plus de pizza, ma nourriture préférée. Cependant, cette méthode ne fait pas l’unanimité.

Avant même ce diagnostique, je sentais qu’il y avait quelque chose qui clochait. Fatigue constante, mal au ventre TOUT le temps, mal de tête, mal aux articulations, perte de poids… Mais j’ai passé des années sans savoir ce que j’avais. Un jour j’ai voulu tester sur moi même et j’ai arrêté le gluten pendant 3 semaines. Que dire, tout a changé. J’étais plus en forme, j’étais mieux tout simplement.

Ce que le médecin m’a dit, pour mon cas, est que la consommation de gluten avec mon hypersensibilité mènerait à des carences. Une fois encore, nous sommes tous différents. J’ai l’impression qu’il est plus répandu en Angleterre de faire ce test, qui reste une nouveauté en France. Si vous avez des doutes, consultez une diététicienne ou allez faire le test. Certains porteurs de la maladie coeliac ne sont pas diagnostiqués, ou diagnostiqués très tard…

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Ce que vous devez retenir de l’article : 

  • Manger sans gluten ne revient pas automatiquement à manger plus sainement
  • Manger sans gluten peut entraîner des carences en bons nutriments
  • Manger trop de céréales contenant du gluten peut causer des ballonnements à cause des FODMAPS
  • Manger sans gluten sans raison peut être dangereux
  • Manger du gluten avec une maladie coeliac ou hypersensibilité peut être dangereux
  • Il vaut mieux consulter un professionnel de la santé en cas de doute

Et vous, comment voyez-vous la chose ? Pour ou contre le gluten ?

5 jours pour rayonner couverture

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À l’occasion de cet article, je vous propose de tester mon Guide pour remettre un peu d’ordre dans votre alimentation ! Il vous suffit d’utiliser le code GLUTEN40 pour avoir -40% ! L’offre se termine ce soir !


Je teste !

Les glucides épisode 2 : l’indice glycémique est-il suffisant ?

Je suis ravie de vous présenter le numéro 2 de la série sur les glucides. Aujourd’hui je vous parle de l’indice glycémique, mais surtout, nous voyons ensemble pourquoi il n’est pas suffisant.

Pour cela, je vous propose de prendre l’exemple d’un petit dej très en vogue… le porridge !

 

N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

Retrouvez le numéro 1 de cette série ici.

Les Glucides épisode 1 : c’est quoi exactement ?

Je vous propose d’aborder chaque sujet sur la nutrition sous forme d’épisodes ! Cela me permettra d’aborder les points plus en détail, pour vous en dire un maximum et vous aider à vous y retrouver.

On commence avec de numéro 1 qui explique en détail ce que sont les glucides. J’espère que ces vidéos vous aideront. N’hésitez pas à me laisser un commentaire sur Youtube, pour me dire ce que vous pensez de cette vidéo et pour discuter du sujet 😉

C’est ma toute première vidéo alors… votre avis compte énormément !

What the Health ou What the Hell ? Le documentaire à prendre avec des pincettes

Aujourd’hui j’aimerais vous parler du documentaire What the Health, que vous pouvez trouver sur Netflix. Ce documentaire s’en prend à l’industrie agro-alimentaire sous plusieurs angles, diabolisant principalement les graisses saturées, les produits laitiers, l’industrie pharmaceutique. J’étais vraiment heureuse de pouvoir le regarder en me disant que j’aurais des choses à dire pour le blog ! Je ne pensais pas que ce serait pour remettre en question ce qui s’y dit.

Je dois vous avouer qu’au bout de 5 minutes, je commençais déjà à questionner ce qui s’y disait ! Je suis vegan et j’aurais adoré pouvoir vous dire : allez regarder ce documentaire, il va changer votre vie ! Finalement, ce n’est pas vraiment le cas, et je vous explique pourquoi dans cet article.

Pour ce faire je vais reprendre deux allégations principales du documentaire. Il s’agit de MON OPINION sur la question et de mon ressenti après l’avoir vu. Je serais ravie d’échanger avec vous sur le sujet 😉

Le diabète est causé par le gras et non pas le sucre

Le documentaire commence avec toute une explication selon laquelle c’est le gras qui cause le diabète, et non le sucre. Je vous propose de vous rendre sur mon article parlant du sucre, des graisses saturées, et du mythe autour de ces deux nutriments. Ce qui est dit n’est pas entièrement correct et mon article vous donne toutes les sources qui questionnent ces postulats.

Si vous n’avez pas lu tout l’article, je vais quand même vous faire un petit résumé car il me tient à coeur de partager avec vous ce que j’ai lu et appris pendant mes études. Le sucre et le gras sont deux causes du diabète et certaines études montrent bien qu’il y a une corrélation entre la consommation d’aliments à indice glycémique élevé et le diabète de type 2.

Les saucisses, la viande rouge et le bacon vous tuent

On nous parle de l’OMS, et du fait qu’elle a classifié le bacon et les saucisses dans sa liste de cancérogènes avérés (groupe 1)… Ils sont donc au même niveau que le tabac et le plutonium. Je ne pense pas que vous ayez besoin d’un doctorat pour vous apercevoir de ce raccourci dangereux… le poison est dans la dose. À aucun moment les intervenants n’ont mentionné cela, ou alors j’étais endormie.

En toute honnêteté, avez vous déjà acheté des saucisses en conserve ou des saucisses sous vide qui ne se trouvent pas au rayon frais ? Evidemment vous connaissez les knaki et si vous le pouvez alors oui, évitez les, mais croyez moi, vous n’êtes pas condamné à mort si vous avez osé croquer un bout de hot-dog. Ici on parle du régime américain et de tous ces produits effrayants qu’ils consomment !

Avez-vous déjà fait un tour chez Walmart ? C’est relativement effrayant il faut l’avouer et le plus surprenant est de se dire qu’il y a des gens qui achètent ces produits. En France aussi, bien sûr, nous avons notre dose de produits effrayants : jambons tout roses, steaks hachés, saucisses, pâtisseries industrielles, fromages, et j’en passe. Oublier les MdDo, BurgerKing, KFC et autres fantaisies aura un véritable impact positif sur notre santé, c’est évident et avec un peu de bon sens, tout le monde peut s’en apercevoir ! Mais une fois encore, le poison est dans la dose.

Je dénonce juste cette culture de la peur qui décrédibilise les arguments en faveur du véganisme. Cependant, il est évident que vous consommer ce genre de produits a des effets néfastes sur votre santé.

Le véganisme va vous guérir

Le véganisme m’a fait un bien fou, je ne vais pas vous dire le contraire, ce serait de la mauvaise foi! Mais de là à généraliser à tout une série de maladies… je ne sais pas… Et surtout, il y a vegan et vegan ! Si la transition est mal faite, c’est un régime qui peut être dangereux. Je vous rassure vous ne manquerez pas de protéines sauf si vous ne mangez que de la pastèque.

Seulement, une fois encore le documentaire généralise alors que nous sommes tous différents. Le véganisme vous fera du bien c’est quasi-certain, et non, vous ne manquerez pas de protéines, c’est quasi impossible, mais nous avons tous des besoins différents et il est difficile de généraliser. De plus, vegan ne rime pas avec sain.

Ils prennent en exemple des américains gravement malades et consommant des quantités phénoménales de médicaments… ces derniers commencent à manger vegan et disent être guéris au bout de deux semaines.

C’est tout à fait possible, pourquoi pas ! Mais une fois encore nous sommes aux États-Unis, face à des personnes qui souffrent, si vous me le permettez, d’obésité (morbide pour certains). Aux États-Unis, les lois s’appliquant à l’industrie agroalimentaire sont différentes et souvent moins strictes que celles qui s’appliquent en Europe. Les antibiotiques et autres potions magiques utilisés sont différents. Nous parlons donc de personnes qui consomment à outrance ces produits et qui, du jour au lendemain ou presque, abandonnent. Difficile de transférer cela à une personne moyenne qui n’a jamais consommé une pâté sous vide avec pour étiquette “fresh sausage”, le tout accompagné d’un bon verre de lait de vaches nourries aux hormones.

Le lait (de vache) entier est très mauvais pour la santé et aggrave les cancers du sein

Je ne peux pas vous dire le contraire… le lait de vaches est fait pour nourrir le veau, pas les humains. C’est du bon sens. Mais une fois encore, le documentaire généralise et fait des raccourcis.

L’étude à laquelle ils font référence nous dit qu’il y a une corrélation entre consommation de lait de vaches et l’aggravation des cancers du sein. Corrélation et cause sont deux choses différentes et la terminologie est importante lorsqu’on lit les résultats des études. Plus généralement, prenons en compte le fait que les personnes qui consomment du lait entier sont généralement moins soucieuses pour leur santé et auront tendance à consommer d’autres produits très mauvais pour leur santé, en excès, car répétons le, le poison est dans la dose.

Aux États-Unis, les éleveurs ont le droit de traiter les vaches avec une hormone qui permet d’augmenter le rendement (je ne vais pas m’étendre sur la question du mauvais traitement de ces pauvres animaux qui souffrent énormément du fait d’avoir des mamelles surdimensionnées, plus d’informations ici), et les hormones passent dans le lait puis dans le corps humain. Ces hormones de croissance sont évidemment très dangereuses pour l’homme.

Conclusion

Ce documentaire est une belle initiative, car il faut en effet montrer que le veganisme n’est plus ce qu’il était. Il ne s’agit plus de quelques individus tout blancs et hystériques. Le véganisme a des bienfaits, puisque je les ai vus sur moi même. Que ce soit pour ma santé ou pour mon adhésion à des principes importants, le véganisme est ma solution.

Est-ce que cela veut dire que nous pouvons sortir des études pseudo-scientifiques et des assomptions à moitié vraies pour appuyer un argument qui est si propre à chacun qu’il est difficile de l’appliquer à tout le monde ?

Évidemment, si le documentaire vous a convaincus et vous a aidé à diminuer votre consommation de viande, alors tant mieux. Mon seul reproche avec ce documentaire est qu’on a l’impression qu’ils détiennent la clé. Il n’a pas été précisé de manière assez claire que la science est changeante et que les études scientifiques sont rarement reproduites une deuxième fois.

Avez-vous vu ce documentaire ? Qu’en avez-vous pensé ?

Graisses saturées, mythe ou réalité ?

Dans ce petit article, je vous explique pourquoi il se peut que nous nous soyons trompés en diabolisant les graisses saturées !

C’est la suite d’un premier article que j’ai publié récemment nous expliquant pourquoi nous en sommes arrivés là.

Comment ça, un mythe ?

La crédibilité d’une personne qui crie à la conspiration est très vite affectée. Tout d’abord, parce que personne n’aime être dérangé dans ses croyances, ensuite, parce que personne n’aime se voir dire qu’il pourrait y avoir une autre vérité ailleurs. Nous aimons tous notre petit confort, nous sommes humains.

En tout cas, c’est ce que je me suis dit en découvrant un communiqué de Novembre 2016 sur l’industrie du sucre. J’ai été très dérangée par ce qui s’y disait et je ne voulais pas y croire. Les choses sont plus faciles à assimiler lorsqu’on comprend que la science est muable. Ceci est dû non seulement aux avancées en connaissances et en moyens technologiques, mais aussi grâce aux millions que certaines industries sont prêtes à payer pour dissimuler des résultats de recherches. Allez, je plaisante (à moitié) pour ce dernier point 😉

graisses saturées

Les graisses saturées (acides gras saturés) : c’est quoi ?

Pendant des années nous avons diabolisé les graisses saturées en leur mettant sur leur dos bien gras qu’elles étaient responsables de maladies en tout genre, surtout celles liées au coeur. Pendant que le radar était pointé sur les graisses saturées, le sucre se pavanait tranquillement dans nos assiettes, à peine remarqué.

Les graisses saturées (on parle d’acides gras saturés) sont celles que l’on trouve naturellement dans la viande et les produits laitiers, principalement. On les trouve aussi dans l’huile de noix de coco et l’huile de palme. Ces acides gras saturés ont leur place dans notre alimentation, nous en avons besoin, à dose moins importante que les acides gras insaturés. Ce qui caractérise les acides gras saturés est le fait qu’ils se solidifient à température ambiante.

Des chercheurs ont compilé 72 recherches effectuées sur les acides gras saturés et leur corrélation aux maladies cardiovasculaires. Ils en concluent qu’aucune preuve convaincante n’a été trouvée dans ces 72 recherches. Gardons bien à l’esprit que s’il y a une industrie du sucre pour payer des chercheurs, il peut aussi y avoir une industrie du gras pour en payer d’autres…

graisses saturées

Sucres ajoutés ou graisses saturées : qui est mon ennemi ?

Par sucre ajouté j’entends le sucre le moins nutritif possible, le sucre blanc bien raffiné (qui contient un nutriment appelé sucrose) et quelques uns de ses dérivés, le miel de mauvaise qualité et le sirop d’agave inclus… Hé oui c’est un sucre raffiné. Plus généralement on peut compter tous les sucres ajoutés (sucre de coco, sirop d’érable, sucre complet…) même s’ils sont riches en nutriments.

Comme écrit un peu plus haut, aucune preuve convaincante n’a été trouvée liant la consommation de graisses saturées avec des maladies cardiovasculaires. Il semblerait y avoir un consensus tout de même, qui relève du bon sens finalement : l’excès est dangereux. Nous le savions tous. Mais lequel est le pire ? Le sucre ajouté semble-t-il, tout simplement parce qu’il est beaucoup plus facile d’en consommer à outrance que les graisses saturées.

graisses saturées

Conclusion

Comme pour beaucoup de choses, finalement, nous ne pourrons considérer le sucre et les acides gras saturés comme des ennemis que si nous en abusons. Dans tous les cas, le fait de manger principalement des ingrédients complets et naturels nous permet de rester hors de portée. Après tout, certains disent que la noix de coco est un super-aliment, n’est-ce pas ? Pourtant, cette dernière contient pas  mal d’acides gras saturés. Finalement, tout est question d’équilibre. Si vous mangez des steaks hachés tous les jours à tous les repas il faudra vous inquiéter autant que si vous mangez des pâtisseries trop régulièrement.

Tout, avec plaisir et mesure, ainsi qu’une bonne dose de fruits et de légumes frais, et vous êtes tranquilles.