What the Health ou What the Hell ? Le documentaire à prendre avec des pincettes

Aujourd’hui j’aimerais vous parler du documentaire What the Health, que vous pouvez trouver sur Netflix. Ce documentaire s’en prend à l’industrie agro-alimentaire sous plusieurs angles, diabolisant principalement les graisses saturées, les produits laitiers, l’industrie pharmaceutique. J’étais vraiment heureuse de pouvoir le regarder en me disant que j’aurais des choses à dire pour le blog ! Je ne pensais pas que ce serait pour remettre en question ce qui s’y dit.

Je dois vous avouer qu’au bout de 5 minutes, je commençais déjà à questionner ce qui s’y disait ! Je suis vegan et j’aurais adoré pouvoir vous dire : allez regarder ce documentaire, il va changer votre vie ! Finalement, ce n’est pas vraiment le cas, et je vous explique pourquoi dans cet article.

Pour ce faire je vais reprendre deux allégations principales du documentaire. Il s’agit de MON OPINION sur la question et de mon ressenti après l’avoir vu. Je serais ravie d’échanger avec vous sur le sujet 😉

Le diabète est causé par le gras et non pas le sucre

Le documentaire commence avec toute une explication selon laquelle c’est le gras qui cause le diabète, et non le sucre. Je vous propose de vous rendre sur mon article parlant du sucre, des graisses saturées, et du mythe autour de ces deux nutriments. Ce qui est dit n’est pas entièrement correct et mon article vous donne toutes les sources qui questionnent ces postulats.

Si vous n’avez pas lu tout l’article, je vais quand même vous faire un petit résumé car il me tient à coeur de partager avec vous ce que j’ai lu et appris pendant mes études. Le sucre et le gras sont deux causes du diabète et certaines études montrent bien qu’il y a une corrélation entre la consommation d’aliments à indice glycémique élevé et le diabète de type 2.

Les saucisses, la viande rouge et le bacon vous tuent

On nous parle de l’OMS, et du fait qu’elle a classifié le bacon et les saucisses dans sa liste de cancérogènes avérés (groupe 1)… Ils sont donc au même niveau que le tabac et le plutonium. Je ne pense pas que vous ayez besoin d’un doctorat pour vous apercevoir de ce raccourci dangereux… le poison est dans la dose. À aucun moment les intervenants n’ont mentionné cela, ou alors j’étais endormie.

En toute honnêteté, avez vous déjà acheté des saucisses en conserve ou des saucisses sous vide qui ne se trouvent pas au rayon frais ? Evidemment vous connaissez les knaki et si vous le pouvez alors oui, évitez les, mais croyez moi, vous n’êtes pas condamné à mort si vous avez osé croquer un bout de hot-dog. Ici on parle du régime américain et de tous ces produits effrayants qu’ils consomment !

Avez-vous déjà fait un tour chez Walmart ? C’est relativement effrayant il faut l’avouer et le plus surprenant est de se dire qu’il y a des gens qui achètent ces produits. En France aussi, bien sûr, nous avons notre dose de produits effrayants : jambons tout roses, steaks hachés, saucisses, pâtisseries industrielles, fromages, et j’en passe. Oublier les MdDo, BurgerKing, KFC et autres fantaisies aura un véritable impact positif sur notre santé, c’est évident et avec un peu de bon sens, tout le monde peut s’en apercevoir ! Mais une fois encore, le poison est dans la dose.

Je dénonce juste cette culture de la peur qui décrédibilise les arguments en faveur du véganisme. Cependant, il est évident que vous consommer ce genre de produits a des effets néfastes sur votre santé.

Le véganisme va vous guérir

Le véganisme m’a fait un bien fou, je ne vais pas vous dire le contraire, ce serait de la mauvaise foi! Mais de là à généraliser à tout une série de maladies… je ne sais pas… Et surtout, il y a vegan et vegan ! Si la transition est mal faite, c’est un régime qui peut être dangereux. Je vous rassure vous ne manquerez pas de protéines sauf si vous ne mangez que de la pastèque.

Seulement, une fois encore le documentaire généralise alors que nous sommes tous différents. Le véganisme vous fera du bien c’est quasi-certain, et non, vous ne manquerez pas de protéines, c’est quasi impossible, mais nous avons tous des besoins différents et il est difficile de généraliser. De plus, vegan ne rime pas avec sain.

Ils prennent en exemple des américains gravement malades et consommant des quantités phénoménales de médicaments… ces derniers commencent à manger vegan et disent être guéris au bout de deux semaines.

C’est tout à fait possible, pourquoi pas ! Mais une fois encore nous sommes aux États-Unis, face à des personnes qui souffrent, si vous me le permettez, d’obésité (morbide pour certains). Aux États-Unis, les lois s’appliquant à l’industrie agroalimentaire sont différentes et souvent moins strictes que celles qui s’appliquent en Europe. Les antibiotiques et autres potions magiques utilisés sont différents. Nous parlons donc de personnes qui consomment à outrance ces produits et qui, du jour au lendemain ou presque, abandonnent. Difficile de transférer cela à une personne moyenne qui n’a jamais consommé une pâté sous vide avec pour étiquette “fresh sausage”, le tout accompagné d’un bon verre de lait de vaches nourries aux hormones.

Le lait (de vache) entier est très mauvais pour la santé et aggrave les cancers du sein

Je ne peux pas vous dire le contraire… le lait de vaches est fait pour nourrir le veau, pas les humains. C’est du bon sens. Mais une fois encore, le documentaire généralise et fait des raccourcis.

L’étude à laquelle ils font référence nous dit qu’il y a une corrélation entre consommation de lait de vaches et l’aggravation des cancers du sein. Corrélation et cause sont deux choses différentes et la terminologie est importante lorsqu’on lit les résultats des études. Plus généralement, prenons en compte le fait que les personnes qui consomment du lait entier sont généralement moins soucieuses pour leur santé et auront tendance à consommer d’autres produits très mauvais pour leur santé, en excès, car répétons le, le poison est dans la dose.

Aux États-Unis, les éleveurs ont le droit de traiter les vaches avec une hormone qui permet d’augmenter le rendement (je ne vais pas m’étendre sur la question du mauvais traitement de ces pauvres animaux qui souffrent énormément du fait d’avoir des mamelles surdimensionnées, plus d’informations ici), et les hormones passent dans le lait puis dans le corps humain. Ces hormones de croissance sont évidemment très dangereuses pour l’homme.

Conclusion

Ce documentaire est une belle initiative, car il faut en effet montrer que le veganisme n’est plus ce qu’il était. Il ne s’agit plus de quelques individus tout blancs et hystériques. Le véganisme a des bienfaits, puisque je les ai vus sur moi même. Que ce soit pour ma santé ou pour mon adhésion à des principes importants, le véganisme est ma solution.

Est-ce que cela veut dire que nous pouvons sortir des études pseudo-scientifiques et des assomptions à moitié vraies pour appuyer un argument qui est si propre à chacun qu’il est difficile de l’appliquer à tout le monde ?

Évidemment, si le documentaire vous a convaincus et vous a aidé à diminuer votre consommation de viande, alors tant mieux. Mon seul reproche avec ce documentaire est qu’on a l’impression qu’ils détiennent la clé. Il n’a pas été précisé de manière assez claire que la science est changeante et que les études scientifiques sont rarement reproduites une deuxième fois.

Avez-vous vu ce documentaire ? Qu’en avez-vous pensé ?

No-cheese Cake (customisable)

Aujourd’hui, c’est avec plaisir que je partage avec vous une ancienne recette, publiée l’été dernier, et que je mets à jour avec de nouvelles photos. Vous aimez le cheese-cake ? C’est un dessert délicieux, mais comme son nom l’indique, il contient du fromage. Donc j’ai testé plusieurs facons de remplacer ce fromage. Vous connaissez peut-être les recettes de raw cheesecake, qui sont faites à base de noix de cajou. C’est délicieux, mais comme vous vous en doutez, ça peut revenir assez cher. J’ai enfin trouvé LA recette de cheesecake qui va révolutionner nos desserts.


Je vous propose plusieurs adaptations de cette même recette. Depuis le temps que je le réalise, j’ai pu tester plein de combinaisons. 

Récemment, j’ai même essayé au matcha et à la framboise. C’était un délice. 


On se lance ?

Ingrédients pour 8 belles parts

Pour la base :

  • 100g d’amandes
  • 150g de dattes
  • quelques gouttes de lait vegetal si vous avez des difficultés à mixer

Pour la garniture :

  • 2 conserves de lait de coco (800ml) – ne prenez pas l’option allégée
  • 160 ml de crème de coco
  • 4 cuiller à soupe de sirop d’érable
  • 1 cuiller à soupe d’extrait de vanille
  • 3 cuiller à soupe de flocons d’agar agar
  • Optionnel : 150g de framboises ou de myrtilles

 

Instructions :

Commencez par la base.

Dans un mixeur, mettez les amandes et mixez jusuq’à obtention de petits éclats. Ajoutez ensuite les dates et mixez jusqu’à obtention d’une pate épaisse. Si votre mixeur n’est pas très puissant, ajoutez quelques goutes de lait végétal. Attention, il ne faut pas que la base soit trop humide ou vous aurez du mal à démouler le cheesecake.

Etalez la pate au fond d’un moule à fond amovible (j’ai découpé du papier sulfurisé pour mettre au fond de mon moule mais cette étape n’est pas obligatoire). Laissez reposer cette préparation au frais.

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Pendant ce temps, passons à la garniture.

Dans une casserole, mettez le lait de coco, la crème, le sirop d’érable et la vanille. Saupoudrez l’agar agar sur le dessus et allumez le feu. Portez à ebullition avant de commencer à remuer l’agar agar dans le mélange à l’aide d’un fouet. 

Sortez le moule du frigo et versez votre préparation. Mettez au frais et laissez reposer, idéalement pendant 6/8 heures.

Adaptations :

Au chocolat : 1 cuiller à soupe bien garnie de cacao cru en poudre dans 1/4 de la préparation.

Verser le chocolat et créez des formes à l’aide d’une paille. 


Au thé matcha : 1 cuiller à café de thé matcha dans 1/6  de la préparation environ, et une cuiller à soupe de sirop d’érable

Versez le mélange “nature” dans le moule et placez le au frais. Laissez le dessus se solidifier légèrement afin de pouvoir verser le mélange au thé matcha sur le dessus uniquement. Laissez poser au frais. 


Aux fruits : 2 poignées de fruits, mixés dans 1/4 de la préparation 

Si vous voulez une option plus colorée, ne versez pas toute la préparation. Mettez le moule au frais. Conservez en environ 1/4 dans la casserole.  Dans la casserole, ajoutez vos framboises ou myrtilles mixées et mélangez avec le fouet. Ne laissez pas trop refroidir la préparation qui commencera à se gélifier. Dès que le mélange est prêt, sortez le moule et versez le mélange fruité au centre du gateau. Avec une paille, créez des formes, laissez libre cours à votre imagination ! Les illustrations ci-dessous devraient vous aider un peu.

 

Votre No-cheese Cake est prêt ! Vous pouvez le conserver au frais pendant environ 72h. Décorez le comme vous aimez. J’adore ajouter plein de fruits, qui se marient si bien avec le gout crémeux ! Ci-dessous je vous montre deux versions : framboises et myrtilles.

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A votre tour ! Bon appétit ^^

 

Barre céréales façon crumble aux fruits rouges

Aujourd’hui, je recycle une de mes vieilles recettes, qui s’est trouvée tout au fond du placard ! 

Il s’agit des barres céréales façon crumble fruits rouges. 

J’ai vu plusieurs d’entre vous la réaliser récemment et je n’ai pas pu m’empêcher de les refaire. J’en ai profité pour refaire une jolie photo et la partager avec vous. 

Cette recette est idéale pour les envies gourmandes que vous avez au moment du gouter. Elle est aussi parfaite pour les petits déjeuners sur le pouce. Je vous prépare d’ailleurs une recette qui utilisera ces barres. 


L’avantage de cette recette est qu’elle est adaptable au fil des saisons . En hiver j’utilise des poires ou des pommes et de la cannelle à la place des fruits rouges. Je n’ai jamais essayé avec des figues mais c’est ma prochaine expérience !!

Ces barres sont aussi bonnes en dessert avec une petite boule de nicecream qu’en snack sain, à emporter partout avec soi.

Aucun sucre raffiné n’est utilisé pour la préparation, et la recette nécessite de l’huile de coco. Je vous ai assez vanté ses vertues dans mes articles précédents, je vais vous l’épargner ici !

J’espère qu’elle vous plaira.

A nos tabliers 🙂



Pour 8 barres 

– 3 œufs chia (3 cuillers à soupe de graines de chia dans 9 cuillers à soupe de lait d’amande)

– 40g huile coco

– 70g beurre de cacahuète

– 260g flocons d’avoine

– 2 bananes bien mûres

– 1/2 cuiller à café de cannelle

– 1 cuiller à café d’extrait de vanille

– 35g sirop d’érable 

– 1 pincée de sel
– 40g poudre d’amande

– 500g de fruits rouges congelés ou fruits frais (100g framboises, 100g fraises, 130g myrtilles)

– 1 poignée d’amandes entières ou effilées (optionnel)

 

Instructions
Préchauffez votre four à 180 degrés C.
Dans un petit bol, préparez vos œufs chia en mélangeant les graines avec le lait. Laissez les graines s’imprégner du lait pendant environ 15 minutes.

 

Pendant ce temps, mettez votre huile de coco et beurre de cacahuète à fondre à feu doux.
Mettez les flocons d’avoine dans un grand bol et ajoutez y le mélange huile/beurre fondu. Mélangez.
 

Pelez et écrasez vos bananes.

Ajoutez les au mélange avec le sirop d’agave, la cannelle, le sel, les graines de chia.

Mélangez le tout.

Mettez les 3/4 de cette préparation dans un moule et étalez bien. J’utilise un moule silicone, si vous utilisez un moule classique n’oubliez pas de mettre du papier sulfurisé, ce sera beaucoup plus pratique pour la suite !

Si vous utilisez des fruits congelés, faites les chauffer dans une casserole pendant environ 15 minutes, jusqu’à obtenir un mélange épais. Il ne doit plus y avoir d’eau.

Si vous utilisez des fruits frais, faites de même, le processus pourra prendre un peu plus de temps.

Disposez cette préparation sur la base. 

Ensuite, ajoutez la poudre d’amande au 1/4 de préparation restante. Vous obtiendrez un mélange un peu plus sec.

Déposez en crumble sur les fruits. Ajoutez vos amandes si vous le souhaitez. Applatissez le tout avec vos mains. Enfournez et laissez cuir environ 30 minutes au four à 180 degrés C.

 
Laissez refroidir sur une grille avant de démouler et de couper vos barres.

Le tour est joué ! Quand je me sens vraiment gourmande je fais fondre du chocolat et je le verse sur les barres refroidies… Si vous voulez faire avec des pommes, faites vous une petite compote avec 4 belles pommes et coupez-en 4 autres en rondelles fines. Pourquoi ne pas ajouter des épices et des raisins secs ?

Vous l’aurez compris, les déclinaisons sont possibles… Alors, comme d’habitude, laissez libre cours à votre imagination !

Si cette recette vous a plu, laissez moi un petit commentaire ! Alors, quelle garniture choisirez vous ?

Houmous de petits pois à la coriandre

La suite de la série houmous se fera avec des petits pois ! Nous avons eu du orange, du rose, du noir, passons au vert.

Les petits pois sont une excellente source de protéines, de fibres et de vitamines K, pour peu de calories.

Si vous ne savez pas comment les servir, à part avec des carottes,  je vous propose cette recette saine.

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Passons sans tarder à la recette !

Ingrédients :

  • conserve de petits pois (400g non égouttés)
  • 2 cuillers à soupe de tahini (crème de sésame)
  • 2 cuillers à soupe de coriandre
  • 1 cuiller à soupe de yaourt de soja
  • 1 gousse d’ail
  • jus d’1/2 citron
  • piment rouge
  • sel
  • poivre
  • cumin

 

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Instructions :

  • Hachez l’ail
  • Placez tous les ingrédients dans votre robot et mixez jusqu’à obtention d’un texture crémeuse.

Le tour est joué. Conservez le au frais 48h maximum.

Si vous organisez un apéro, faites les houmous de betterave, de haricots noir, à la coriandre, et celui-ci pour une table colorée et pleine de saveurs !

J’espère que ces recettes vous plairont !

Houmous à la betterave

Bonjour !

Je continue la série houmous, avec un délicieux houmous à la betterave.

Si vous aimez colorer vos assiettes, que ce soit pour votre plaisir perso, pour faire manger vos enfants, ou pour épater vos followers sur instagram, cette recette vous rendra service !


Grâce à la betterave, cette recette est moins calorique que les autres recettes de houmous. Souvenez-vous cependant que les calories ne font pas tout… Et compter peut s’avérer contre productif.

S’il faut compter, c’est en plaisir avant tout !

En parlant de plaisir, le mien est immense quand je partage avec vous mes recettes favorites. Alors c’est parti !


Ingrédients :

– 175g de betterave cuite

– 1 gousse d’ail

– 2 cuillers à soupe de tahini

– jus d’1/2 citron

– 1 cuiller à café de cumin

– 1 conserve de 400g de pois chiches (poids non égouttés)

– sel

– poivre

Instructions :
Coupez votre betterave en cubes et hachez votre ail. Mettez les dans votre robot mixeur et mixez pendant 1 minute. Égouttez vos pois chiches. Ajoutez les au mixeur avec tous les autres ingrédients et mixez jusqu’à obtenir une consistance crémeuse.
Le tour est joué ! Cette recette est extrêmement simple et si rapide à faire. J’ai toujours ces ingrédients dans mes placards et lorsque je ne sais pas quoi manger, je me fais ce houmous. Il est délicieux avec du pain.

J’espère que cette recette vous plaira ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé.

Houmous de haricots noirs à la menthe

Bonjour à tous !

Aujourd’hui j’aimerais partager avec vous une recette que j’ai faite récemment. Elle est le fruit d’un petit malentendu !

En effet je pensais avoir de la coriandre pour faire mon houmous favori, mais il s’est avéré qu’il ne restait que de la menthe. Je ne me suis pas découragée et j’ai donc remplacé la coriandre par la menthe. C’est sans trop de conviction que je l’ai servi pour le dîner.

Surprise ! C’était délicieux… Évidemment je m’empresse maintenant de la partager avec vous.
Comme pour toutes mes recettes, je fais en sorte de les réaliser avec un maximum d’ingrédients sains et nourrissants.

La star du jour : le haricot noir.


En plus de donner une texture très crémeuse au houmous, sans ajouter d’huile, les haricots noirs ont des propriétés nutritionnelles qui méritent d’être partagées!

Les haricots secs et légumineuses en général contiennent deux composants qui ont des effets positifs sur notre flore intestinale. Il s’agit des oligosaccharides et de l’amidon résistant. Comme son nom l’indique, ce dernier résiste à la digestion, au même titre que les fibres alimentaires. Il s’avère que s’il y avait une coupe du monde de celui qui arrive à contenir le plus d’amidon résistant, le haricot noir serait champion.

Ces amidons sont aussi influents sur la santé de notre flore intestinale. S’il y a bien une chose dont je suis certaine depuis que j’ai étudié la nutrition et que je fais des recherches sur le sujet, c’est que notre flore intestinale a une influence considerable sur notre poids, sur nos humeurs et sur notre bien-être plus généralement… Ne la négligeons pas.

Pour cela, mangeons du houmous, qu’en pensez-vous ?

Passons maintenant à la recette !

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Ingrédients pour 3 personnes :

– 1 conserve de haricots noirs

– 2 cuiller à soupe de tahini (crème de sésame)

  • 1 cuiller à soupe de yahourt de soja

– 1 gousse d’ail

– 1 cuiller à café de cumin

– 1 cuiller à café de piment (optionnel)

– 3 cuillers à soupe de menthe fraîche

– jus d’1/2 citron vert

– sel et poivre

Instructions :

Hachez l’ail. Mettez tous les ingrédients dans un robot mixeur et mixez jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène.

Conservez un peu au frais avant de servir, si possible. Préparez quelques batons de concombre, de carottes, des pains pitta… ce que vous aimez !

J’adore accompagner mes salades avec du houmous, ou le service en apéritif, et cette recette est originale et change du houmous classique.

Houmous coriandre citron et crackers olives tomates séchées (tout sans huile)

Bonjour !

Bienvenue ici pour ceux qui découvrent… et pour ceux qui sont de retour, merci pour vos visites ! Je commence à avoir quelques commentaires, ce qui fait vraiment plaisir.

Je commence une petite série de recettes de houmous. Commençons cette série avec un houmous citron coriandre. Je l’ai revisitée afin de la rendre plus saine et plus adaptée à ceux qui souhaitent faire attention à leur alimentation.

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Elle est donc idéale pour les sportifs/ves et les gens qui surveillent leur consommation de lipides. Plus généralement, elle est idéale pour toutes celles et ceux qui aiment se nourrir d’aliments riches en bonnes choses.

Les pois chiches sont un ingrédient phare dans l’alimentation orientale, et aussi dans l’alimentation végétale. Ils contiennent beaucoup de protéines.  Houmous veut dire pois chiche en Arabe !

Au jeu du chiche ou pas chiche, ils sont gagnants quand il s’agit de nous apporter des protéines, des fibres, des minéraux tels que le fer, le phosphore, le magnésium, la vitamine B6 et le zinc !

Les pois chiches sont riches en protéines car nous les faisons cuir. La cuisson permet de transformer les protéines contenues dans ces graines en un nutriment plus facilement assimilable par le corps. La germination permet également de modifier la contenance en protéines pour accommoder le corps humain, mais reste moins efficace que la cuisson. La cuisson réduit également leur contenance (déjà faible) en matières grasses. Il est évident que nous perdons aussi des minéraux pendant la cuisson.

Les pois chiches sont à une alimentation saine ce que les teintures blondes sont à Donald Trump: essentielles, indispensables.  Sauf que les pois chiches nous vont super bien au teint ^^.

Si vous organisez un petit apéro, pourquoi ne pas proposer un bon houmous ?

Vous êtes prêts ?

 

Ingrédients pour 6 personnes environ :

– 2 conserves de pois chiches (de 400g chacune, non égouttés)

– 3 cuillers à soupe de tahini (crème de sésame)

– 2 belles gousses d’ail

– 3 cuillers à soupe de yaourt de soja

– jus et zeste de 2 citrons

– environ 20g de coriandre fraîche

– sel et poivre

Instructions :

Égouttez les pois chiches au dessus d’un bol afin de ne pas perdre le jus.

Hachez l’ail.

Mettez tous les ingrédients dans votre mixeur et mixez jusqu’à obtenir une texture homogène. Petit à petit, avec une cuiller à soupe, ajoutez du jus de pois chiches tout en mixant jusqu’à obtention de la texture que vous préférez.

J’aime quand il est crémeux mais pas trop liquide donc je mets environ 3 cuillers à soupe de jus.

Le tour est joué ! Servez le avec des batons de légumes… Avez-vous essayé de faire des batons de courgettes crues ? J’adore….

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Comme je vous l’ai dit sur insta je vous propose aussi une recette de crackers pour accompagner votre houmous… Ce petit bonus est pour vous remercier ! Vous êtes tellement géniaux, vos commentaires me touchent toujours énormément vous savez… Bon allez on range les violons sinon je vais finir par sortir les mouchoirs – – !

Voici la recette de crackers. Il faudra préparer à l’avance, je vous explique pourquoi ci-dessous.

Ingrédients:

– 75g de graines de lin

– 50g de graines de tournesol

– 50g de tomates séchées (celles qui sont conservées dans de l’huile)

– 30g d’olives

– sel et poivre

 Instructions :

Préchauffez votre four à 200 degrés C.

Faites tremper vos graines de lin dans de l’eau toute la nuit si possible, au minimum 4h. Recouvrez les d’une petite couche d’eau, elles absorberont tout.

Mettez vos graines de tournesol dans un mixeur pour les casser en petits morceaux. Coupez les tomates séchées et mixez les avec les olives. Mélangez le tout.

Étalez sur une plaque anti-adhésive ou sur du papier sulfurisé. Faites une couche très fine.

Enfournez pendant environ 40 minutes en baissant la température à 180 degrés C une fois enfournés.

 

Une fois encore, le temps précis de cuisson se déterminera en fonction de votre four. Il faut que vos crackers soient bien dorés.

J’espère que ces deux recettes vous plairont et que vous prendrez plaisir à les réaliser et les déguster !

Si vous avez des questions foncez en bas de la page pour me laisser un petit commentaire, je me ferai un plaisir de vous répondre.

Bon appétit !

Granola aux noix et graines sans huile ni sucres raffinés 

Bonjour chers lecteurs !

Puisque vendredi dernier j’ai partagé avec vous une recette de pancakes, je me suis dit que j’allais varier un peu les plaisirs. Que diriez-vous d’une recette de granola maison ?

Hier j’avais très envie de varier mon petit déjeuner, et de manger du granola.

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Les différentes sortes de granola que l’on peut trouver en super marché sont souvent pleins de sucres et d’huiles… Pas idéal si l’on essaye de suivre une alimentation saine ! Et pourtant, ils sont si délicieux…

Sauf à se ruiner en achetant un paquet de granola bio hyper sain (et même dans ceux là on retrouve parfois du sucre raffiné), impossible donc de trouver une alternative… Sauf si on le fait soi même !

Quoi de mieux le matin qu’un bon granola fait maison ? Au moins, on sait ce qu’il y a dedans. On profite de la richesse des noix, des amandes, des flocons d’avoine, du quinoa et des graines sans avoir à ingérer tous ces produits industriels.

Voici donc une recette que j’adore faire. La cuisson va beaucoup dépendre de votre four. Ayant déménagé très souvent ces dernières années, je n’ai pas toujours obtenu le même résultat, il faut donc adapter à son four. La température que je vous donne ainsi que le temps de cuisson sont une indication que je vous conseille de suivre pour votre première réalisation.

C’est parti !

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Ingrédients 

  • 200g flocons d’avoine
  • 100g amandes
  • 100g noix
  • 60g graines de lin
  • 60g graines de courge
  • 30g quinoa
  • 3 bananes bien mûres
  • 30g beurre de cacahuète
  • 20g sirop d’agave

 

Instructions

Four 180 degrés C

Cuisson 30 minutes 

 

Préchauffez votre four à 180 degrés C.

Dans un grand bol, mettez tous vos ingrédients secs (flocons d’avoine, quinoa, graines et noix).

Dans un autre bol écrasez vos bananes. Ajoutez le beurre de cacahuète et le sirop d’agave et mélangez bien.

Ajoutez ce mélange à vos ingrédients secs. Mélangez bien.

Étalez très finement sur du papier sulfurisé ou sur une plaque. N’hésitez pas à former des petits “grumeaux”. Il faudra casser le granola une fois refroidi.

Enfournez et laissez cuir environ 30 minutes, jusqu’à ce que votre préparation soit bien dorée.

Sortez et laissez refroidir. Cassez en petits morceaux (plus ou moins gros selon ce que vous préférez) puis stockez dans une boîte hermétique.

 

 

Ils sont délicieux sur du yaourt, une nicecream, un smoothie bowl, avec du lait ou mélangés avec des flocons d’avoine.

Mon problème : je ne peux pas m’empêcher de les picorer en même temps que je les fais !

Si cette recette vous a plu, laissez moi un petit commentaire, je vous répondrai avec plaisir ^^

Coleslaw sain

Bonjour chers lecteurs !

Aujourd’hui, il fait beau à Londres ce qui est absolument fantastique et exceptionnel… Donc j’ai décidé de me faire un petit sandwich pour aller déjeuner dans le parc.

Un sandwich sans salade en accompagnement est comme une plage sans coquillages, il manque quelque chose.


Comme les anglais raffolent du fameux coleslaw, salade à base de chou blanc et de carottes rapées mélangées à une sauce mayo, je me suis dit que j’allais tenter de faire ma propre recette de coleslaw, en version beaucoup plus saine et encore plus colorée.

Il vous arrive de vous creuser la tête pour trouver des recettes originales mais simples à réaliser et à transporter ?

J’ai souvent l’impression que je passe plus de temps à rêvasser dans ma cuisine, à ouvrir et fermer les placards en quête d’inspiration, qu’à cuisiner…

 

Je vous économise ce temps en vous donnant cette petite recette qui fera un accompagnement parfait pour vos plats ! C’est parfumé et léger. Parfait pour la fin d’été… profitons des derniers rayons.

Comme il n’est pas toujours facile de mettre des épinards crus dans notre régime alimentaire, je vous propose cette recette qui vous permettra de bénéficier de tous les bienfaits que les épinards crus nous procurent.

Ils sont délicieux cuits aussi, mais ils conservent d’avantage leurs nutriments quand ils sont crus. Je parle ici de vitamines A, C et E, entre autres. Leur rapport calorie/protéine est aussi excellent… Donc pour ceux qui s’inquiètent de leur apport en protéine, les épinards font partie de la solution.

Après tout, je me demande si Popeye ne les mangeait pas plus pour les protéines que pour le fer !

 

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Recette pour un saladier

  • 2 carottes
  • 1/2 chou rouge
  • 1 bonne poignée d’épinards crus
  • 1 poignée de raisins secs (optionnel)
  • quelques brins de persil
  • 3 cuiller à soupe de graines de sésame
  • 1 cuiller à soupe de tahini (crème de sésame)
  • 1 cuiller à soupe de sirop d’agave
  • 4 cuillers à soupe de vinaigre de cidre
  • 100g de tofu ou 100g de noix de cajou trempées pendant au moins 4 heures
  • sel
  • poivre

Instructions

Mettez les raisins secs dans un bol et recouvrez les d’eau bouillante.

Rapez les carottes et le chou.

 

Ensuite, hachez vos épinards.

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Dans un bol, mettez sel et poivre selon vos préférences, puis le vinaigre de cidre, le tahini et le sirop d’agave. Mélangez bien et laissez reposer.

 

Pendant ce temps, mixez votre tofu ou vos noix de cajou égoutées jusqu’à l’obtention d’une pate. Ajoutez le à votre mélange précédent (il devrait avoir épaissi), mélangez bien.

 

Placez carottes et chou dans un grand saladier, ajoutez les épinards et les raisins égoutés, persil, puis la sauce. Mélangez bien et saupoudrez de graines de sésame.

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Le tour est joué !

Vous pouvez conserver au frais pendant 48 heures environ (regardez tout de même la date de péremption de votre tofu).

Qu’allez vous accompagner avec cette petite recette ? Faites moi part de votre créativité en commentaire !

Pour ma part, je le fais souvent avec des brochettes à la marocaine ou avec des boulettes de patate douce !

J’espère que cette recette vous plaira.

 

 

Doit-on réglementer davantage l’élevage et l’abattage des animaux ?

 

Si vous vous intéressez à la cause animale, je ne vous apprendrai rien en vous disant que les conditions de vie et de mort des animaux d’élevage sont indécentes. J’aimerais ici citer un passage du livre Le silence des bêtes, la philosophie à l’épreuve de l’animalité par Élisabeth De Fontenay :
« Oui, les pratiques d’élevage et de mise à mort industrielles des bêtes peuvent rappeler les camps de concentration et même d’extermination, mais à une seule condition : que l’on ait préalablement reconnu un caractère de singularité à la destruction des Juifs d’Europe, ce qui donne pour tâche de transformer l’expression figée “comme des brebis à l’abattoir” en une métaphore vive. Car ce n’est pas faire preuve de manquement à l’humain que de conduire une critique de la métaphysique humaniste, subjectiviste et prédatrice. »

 

Je me passe de commentaire, vous aurez compris par vous-même…

Fort de ce constat, la question nous vient : “Que faire ?”

Certains d’entre vous se seront certainement dit, en lisant le titre de l’article :

“Mais bien sûr, il faut réglementer ! Les conditions actuelles sont inacceptables…”. C’est tout à fait vrai, les conditions sont inacceptables.

En revanche, la raison pour laquelle je me pose la question est la suivante : En modifiant la réglementation, ne finirons-nous pas par moraliser davantage les pratiques de l’industrie agro-alimentaire ? L’effet d’une réglementation plus stricte serait alors contreproductif.

En effet, en imposant plus de règles, nous ne sommes pas certains que la pratique changera. Il faudrait un dispositif assez efficace pour s’assurer de leur mise en oeuvre.

Si nous ne sommes pas certains des résultats, les industriels, quant à eux, iront fonder leurs pratiques sur ces nouvelles règles pour légitimer leurs actes.

Les consommateurs ne changeront pas leurs habitudes.

Ce qui nous conduira à un changement de modes de consommation est une prise de conscience sur deux points :

  • Premièrement, nous traitons les animaux de façon inacceptable,
  • Deuxièmement, nos modes de consommation ont des conséquences graves sur l’environnement et le biodiversité

Si nous réglementons, nous nous attaquons à la première partie du problème, mais pas la deuxième. Pire, si nous réglementons l’élevage et l’abattage d’animaux, nous participerons à un ralentissement total de la lutte pour la cause animale puisque la majorité des consommateurs auront bonne conscience en mangeant de la viande !

 

La question est donc difficile… Quel risque vaut-il mieux prendre ? Avec une idée du cadre législatif et réglementaire en vigueur, nous arriverons peut-être mieux à cerner les besoins éventuels de changement.

 

Est-il nécessaire de changer la réglementation ?

Vous n’aurez pas à lire une longue série de réglements et de lois ici… Je ne vous ferai pas non plus un listing, car les règles sont nombreuses. Elles proviennent principalement de l’Union Européenne sous forme de Directive et de Règlements. Sans ces derniers, il est justifié de penser que la France serait très en retard sur le respect du bien être des animaux !

Comme je l’explique dans un article précédent (voir ici), les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles par le Code rural (article L214).

 

  • Quand les poules auront des dents

Pour vous donner une illustration parlante, j’aimerais vous parler de poules, plus précisément de poules pondeuses. Les petites veinardes ont droit à 750cm² de surface pour se détendre les pattes… Vous buguez ? C’est normal… 750m² est l’équivalent d’un peu plus d’une feuille A4. Disons une boite à chaussures par poule pondeuse… Vous imaginez bien que, dans de telles conditions, les poules ne peuvent pas pondre des oeufs de qualité.

 

  • Le train-train quotidien

Un autre pan de la législation touche au transport des animaux. Hé oui, ce n’est pas un couloir de la mort qu’ils doivent traverser, mais tout une autoroute pour certains !

Par souci de rendement, certains industriels les entassent, les jettent dans un camion en les blessant au passage, et les transportent à l’abattoir. Certaines règles s’imposent donc, comme des temps de repos, des nombres d’animaux maximum autorisés par véhicule…

 

  • Sans queue ni tête

Enfin, après une vie paisible et un transport sans encombres, l’animal a droit à l’étourdissement avant l’abattage. C’est ce qui est prévu par la loi. Il existe une exception à cette exigence, pour l’abattage rituel… exception qui semble, de plus en plus, faire la règle.

Tout cela pour vous dire qu’il existe bien des dispositions visant à améliorer le sort des animaux… (Voilà que je me surprends à rêver éveillée qu’un jour, il n’y aura plus de règles du tout sur le sujet …puisque nous ne mangerons plus de viande.) Nous voyons qu’en aucun cas elles ne permettent de garantir un traitement décent des animaux.

 

Comment modifier la réglementation ?

Maintenant que nous avons une petite idée du genre de règles qui s’appliquent, nous pouvons passer à la question suivante. Il s’agit de savoir comment modifier la réglementation.

  • Le bonnet d’ane pour la France

Pour savoir comment modifier la législation, il faut savoir à quel niveau le faire.

Je vous ai dit tout à l’heure que l’Union Européenne était responsable d’une bonne partie des règles qui “protègent” les animaux. Sans ces avancées, il se peut que la France eut été très en retard sur la législation protégeant les animaux.  Le Conseil a encore récemment adopté un texte qui vise à aller plus loin dans les garanties pour les animaux (plus d’infomations ici).

Certains pensent que c’est au niveau Européen que nous avons plus de chances de voir des évolutions, je pense notamment à une porte parole de l’association L214 (plus d’informations ici).

Elle a raison. Simplement, il faut savoir que la France est dernière de la classe à l’école de l’UE quand il s’agit de mise en oeuvre des réglements et directives européennes. Si les contribuables savaient combien la France doit payer de pénalités de retard tous les ans…

Tout cela pour dire que même si l’UE prend des mesures, encore faut-il que la France les applique dans des délais raisonnables.

  • Dieu fit les animaux sur la terre selon leur espèce

Revenons à nos moutons… et plus précisément à comment nous pouvons leur épargner l’agonie terrible causée par l’abattage rituel.

Je pense que c’est la priorité car la souffrance qui leur est infligée n’est pas nécessaire. Cela concerne les moutons mais aussi les autres animaux. J’ai expliqué l’idée dans un article précédent mais je vais résumer ici pour vous.

Pour que la viande soit hallal ou casher, il faut que l’animal soit égorgé et vidé de son sang pendant qu’il est encore vivant. Le débat sur la nécessité de ne pas étourdir l’animal oppose :

  • ceux qui estiment que, même étourdi, l’animal peut toujours être considéré comme étant vivant,
  • et ceux qui estiment que l’animal doit être conscient lorsqu’on lui tranche la gorge.

Il ne s’agit pas de pointer du doigt les musulmans ou les juifs, car nous sommes tous dans le même bateau, et l’abattage non rituel engendre également des souffrances terribles pour les animaux.

Dans le cas de l’abattage non rituel, c’est-à-dire l’abattage avec étourdissement, il arrive que l’animal soit mal étourdi, et qu’il se réveille pendant qu’on procède à la mise à mort. On en revient donc au même problème qu’avec l’abattage rituel.

Dans les deux cas, il arrive que l’animal soit dépecé et découpé avant même d’être mort… Le souci, pour l’industrie agro-alimentaire, est l’efficacité et l’optimisation du temps pour plus de rendement. Dès lors, pourquoi attendre que l’animal soit mort pour le découper ? …

Ce que je dénonce est plus large que l’abattage rituel en lui-même. Les abus qui en découlent posent aussi problème. La question de la validité d’un abattage rituel malgré étourdissement est importante. Elle mériterait plus d’attention. L’animal étourdi n’est pas mort… puisqu’il se réveille au bout de quelques minutes !!! L’Indonésie, la Jordanie, par exemple, permettent que l’animal soit étourdi avant abattage, pour la viande halal !

 

  • Pas vu pas pris

Au delà de l’abattage rituel en tant que tel, nous pouvons nous pencher sur la mise en application des règles déjà existentes. Le ministère de l’agriculture a pour role de veiller à la protection des animaux … dans les abattoirs. Je ne suis pas sure que cette phrase ait vraiment un sens, mais je vais tacher de ne pas jouer la mauvaise foi.

Des services vétérinaires sont donc en charge d’inspecter les abattoirs afin de s’assurer que les pratiques de mise à mort sont conformes à la réglementation.

Des vétérinaires se rendent dans les abattoirs pour vérifier que “tout se passe bien”… ou plutot, que tout se passe comme la loi le prévoit. Le système ne fonctionne pas bien.

L’exemple d’un vétérinaire qui a démissionné de son poste d’inspecteur après 12 ans de services, écoeuré par les pratiques des abattoirs est très parlant. Il constate qu’il s’agit de la majorité des abattoirs qu’il a visités (vous pouvez trouver son témoignage ici).

Pourtant, rien n’est fait, la situation reste la même ! Ces vétérinaires sont mandatés par le gouvernement. Comment le gouvernement pourrait-il reconnaitre que les pratiques sont inadmissibles sans admettre son échec à mettre en oeuvre les règles applicables à l’abattage des animaux ? Nous voyons ici les limites du système mis en place.

Nous avons besoin d’un moyen plus efficace de faire exécuter les lois et règlements, avec un corps indépendant de professionnels. Ces derniers iraient sur le terrain pour vérifier que les pratiques des abattoirs sont conformes.

Pour quelles conséquences ?

 

L’idée de rendre la réglementation plus stricte peut déranger. En effet, non seulement nous prenons le risque de moraliser certains comportements, mais en plus, nous ne savons pas si les réglementations seront mises en oeuvre pour les raisons que j’ai expliquées plus haut.

Ajouter de nouvelles règles peut être vu comme une solution transitoire avant de cesser pour de bon les mauvais traitements infligés aux animaux. Mais elle ajoutera encore à la masse de règles déjà existantes et qui ne sont pas toujours appliquées.

Sur ce dernier point (pour quelles conséquences ?) j’ai des difficultés à formuler une opinion tranchée.

J’espère que vous ne vous êtes pas endormis !

Pour résumer : Nous avons vu qu’il existe déjà des règles en matière d’élevage et d’abattage des animaux, règles qui ne sont pas satisfaisantes. Nous avons ensuite envisagé une action plus poussée de la part de l’Union Européenne, et nous avons vu que l’un des gros chantiers pourrait être l’abattage rituel. Enfin, nous avons vu qu’il fallait améliorer la mise en oeuvre des règles déjà en vigueur.

Que pensez-vous de la réglementation actuelle ? Seriez-vous pour ou contre des modifications ?

Votre opinion m’intéresse, j’adorerais discuter avec vous du sujet ! Alors si vous avez quelque chose à dire ou des questions, laissez un petit commentaire en dessous ^^